Tout ce qui énerve les recruteurs

Auteur : Sylvie Laidet
septembre 2011

Entête maladroite, mail non personnalisé, texte truffé de fautes, absence de coordonnées… Check list des 8 pièges à éviter, selon les professionnels du recrutement.

Trop de complaisance

Les recruteurs aiment être brossés dans le sens du poil, mais tout de même. Inutile d’employer des superlatifs, du genre « votre entreprise est la meilleure du monde », dire qu’elle est leader sur ce segment de marché est plus réaliste et donc plus judicieux.

Le « mailing »

Rien de pire pour un recruteur que de recevoir un mail de motivation type dans lequel ne figure ni le nom de son entreprise, ni son secteur d’activité. Voire, cela arrive, un secteur d’activité complètement étranger à son champ d’intervention.

Un mail mal calibré

Deux lignes du genre « veuillez trouver mon CV ci-joint » ou encore un roman de 20 lignes… Ces deux extrêmes sont contre productifs. La première souligne le manque d’implication du candidat, la seconde son incapacité à synthétiser.

Un CV bis

« Il est fréquent de recevoir des mails de motivation qui ne sont qu’une paraphrase du CV, c’est hors sujet », prévient Stéphanie Floiras, responsable du recrutement du groupe de services informatiques Micropole.

Des coordonnées oubliées

Imaginez que votre mail tape d’emblée dans l’œil du recruteur au point de lui donner immédiatement envie de vous contacter… Et là, pas de chance, vous n’avez pas précisé vos coordonnées téléphoniques sous votre signature. Dans le meilleur des cas, il prendra le temps d’ouvrir votre CV pour trouver votre numéro. Dans le pire des cas, votre mail passera à la corbeille.

Un ton familier

Sous prétexte qu’il ne s’agit « que » d’un mail, certains candidats se permettent la familiarité. « Il m’arrive de recevoir des mails de motivation employant le « tu » », sourit Stéphanie Floiras. Certes un mail peut être moins formel qu’une lettre manuscrite mais de là à tutoyer le recruteur…

Une mise en page bâclée

Pas de paragraphe, pas de point, des phrases à rallonge. Serait-ce au recruteur de faire l’effort de déchiffrer le mail ? Le monde à l’envers.

Des fautes à la pelle

Comme dans le CV, cela montre l’incapacité du candidat à prendre suffisamment de recul sur ses écrits et surtout son manque de rigueur. Il n’a pas pris la peine de soumettre son texte au correcteur d’orthographe de son traitement de texte. Ni même pensé à le faire relire par un tiers.

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr


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